Montebourg votera Hollande, plus favori que jamais

PARIS – François Hollande a reçu vendredi un soutien de poids dans le sprint final de la primaire socialiste en la personne d’Arnaud Montebourg, qui ne donne pas de consigne de vote mais votera pour le député de Corrèze.

Favori des sondages avant le deuxième tour du scrutin interne qui désignera dimanche le candidat socialiste pour l’élection présidentielle française de 2012, François Hollande avait déjà obtenu l’appui des trois autres candidats du premier tour, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet.

Martine Aubry n’a donc reçu l’appui d’aucun des battus du premier tour et apparaît désormais isolée.

Le ton entre le député de Corrèze et la maire de Lille ou leurs proches est encore monté d’un cran vendredi.

Vincent Peillon, député européen PS et soutien de François Hollande, a ainsi estimé sur BFM TV que Martine Aubry, «la première secrétaire la plus mal élue de toute l’histoire du parti socialiste», avait «le label Marine Le Pen».

Il lui reproche d’avoir qualifié son rival de «candidat du système», terme cher à la présidente du Front national.

De son côté, Martine Aubry accuse François Hollande, dans Le Parisien, à paraître samedi, de reprendre «les mots de la droite» lorsqu’il dénonce, en la visant, une gauche «sectaire et dure».

Dans une interview publiée vendredi sur le site internet du Monde, Arnaud Montebourg, «troisième homme» de la primaire, avec 17,2% des voix, explique qu’il se refuse à donner une consigne de vote. Mais qu’à titre personnel, il votera François Hollande.

Il a affiché concrètement son soutien en accompagnant le député de Corrèze lors d’un déplacement en banlieue parisienne à Ris-Orangis, dans l’Essonne.

Le chantre de la «démondialisation», de la mise sous tutelle des banques et de la VIe République a souligné que le député de Corrèze lui apparaissait le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy au printemps prochain parce qu’il était le «meilleur rassembleur».

«Si Martine Aubry avait été en tête et François Hollande derrière, j’aurais choisi Martine Aubry», a-t-il expliqué aux journalistes tout en trinquant avec François Hollande dans un bistrot de la ville.

Il a insisté sur le fait que son choix était personnel: «Je n’ai pas d’électeurs. Il y a des gens qui ont des choses à dire, qui ont entendu un certain nombre de choses, qui m’ont soutenu. Le combat pour moi continue», a-t-il dit.

Source : AFP

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